L’art, et ainsi la littérature, c’est porter le réel au bord, tout au bord.
En deçà, c’est le confort… l’ennui. Au-delà, c’est la chute.
Le talent, c’est vivre à la limite, juste au seuil d’une réalité risquée.
Le génie, c’est, une fois au bord, l’élargir… porter les choses et soi-même dans le débordement maîtrisé d’un seuil dangereux.
Alors la chute est imminente mais jamais n’advient. Écrire, c’est empiéter sur le vide, porter la terre ferme à vivre la sensation d’un saut…
Comme aimer…



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